Ah, l'argent!
Notre Compagnie, comme tant d'autres, se retrouve à devoir réduire sa voilure et choisir de nouvelles orientations. Le soutien, constant ces dernières années, de la Ville de Langres que nous remercions ici, a diminué de façon notable. Il nous faut concevoir d'autres projets, une nouvelle façon de fonctionner, moins liée aux impératifs locaux et plus préoccupée de la diffusion plus large de nos productions. Avec la pièce "Les Français Libres", nous avons prouvé que nous pouvions prétendre à une envergure nationale.
Le travail nous attend... ne baissons pas les bras!
Rendez-vous pour de plus amples informations sur
http://www.compagnie-des-trois-jumeaux.com
Bureau des Controverses
LE BUREAU DES CONTROVERSES
- Bureau des Controverses
- Espace d'échanges propres à définir des sujets de controverses à traiter selon les préceptes de la "Machine à controverser" de Monsieur Leibniz.
dimanche 29 avril 2012
mardi 2 août 2011
Organiser des "Cafés-Controverses"?
Chers amis du Bureau des Controverses,
le spectacle "La Machine à Controverser" a été donné ce mois de juillet à 9 reprises, dans le froid et sous la pluie. Le public, courageux, a apprécié et compris notre démarche. Nous donnerons une représentation à Langres, le samedi 24 septembre à 14h, Cour de la Maison Renaissance, dans le cadre des Rencontres Nationales de Philosophie.
Tenterons-nous d'organiser des "Cafés-Controverses" cet hiver?
Notre blog peut/doit servir de plateforme d'échanges pour déterminer les sujets à traiter...
On se lance?
Bien à vous tous,
Jean Michel Frémont
le spectacle "La Machine à Controverser" a été donné ce mois de juillet à 9 reprises, dans le froid et sous la pluie. Le public, courageux, a apprécié et compris notre démarche. Nous donnerons une représentation à Langres, le samedi 24 septembre à 14h, Cour de la Maison Renaissance, dans le cadre des Rencontres Nationales de Philosophie.
Tenterons-nous d'organiser des "Cafés-Controverses" cet hiver?
Notre blog peut/doit servir de plateforme d'échanges pour déterminer les sujets à traiter...
On se lance?
Bien à vous tous,
Jean Michel Frémont
jeudi 7 juillet 2011
Pétition
BUREAU DES CONTROVERSES
Pétition nationale
« Nous, enfants du philosophe Denis Diderot, réclamons l’attention des élus du Peuple français sur la proposition suivante :
La Machine à Controverser, inventée par Monsieur Leibniz, philosophe, doit dorénavant être utilisée, et utilisée de façon correcte, selon les préceptes de son inventeur, afin d’améliorer le système démocratique de notre pays.
Les propositions de sujets de controverses, les modalités de fonctionnement et la communication des résultats aux élus du Peuple, pour débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat seront confiées aux membres du Bureau des Controverses, seuls habilités à faire fonctionner la Machine. »
Les controverses abordées dans le spectacle:
La Machine à controverser:
Bossuet/Leibniz: de l'unité des églises
Carnivores/Herbivores
Mariage homosexuel, Pour/Contre
Harry Potter, Pour/Contre
Bossuet/Leibniz: de l'unité des églises
Carnivores/Herbivores
Mariage homosexuel, Pour/Contre
Harry Potter, Pour/Contre
Définition de la CONTROVERSE
"Controverse" est un mot intéressant par son étymologie latine qui le rattache à l’analyse des sites: deux antagonistes occupent deux places opposées aussi éloignées que l'on veut, que le dialogue, irénique par principe et parce que la vérité l’exige, s'efforce de rapprocher jusqu'à ce qu'elles deviennent voisines, voire identiques donc interchangeables, en passant par un retournement de chaque situs vers l'autre.
Le mot fait entendre que c'est l'objet qui est controversé, et insiste sur le contra ; or la méthode leibnitienne, considère plutôt la position des sujets qui sont, certes face à face, mais possiblement prêts à se retourner, versus : le plus important n'est pas la contra-diction, mais le renversement des situations :
A prend la place de B par une rotation (vertere) des situs vers toutes les directions, on occuperait à la longue toutes les scénographies possibles, pour aboutir à l’infini au point ichnographique où elles se confondent : l'universel est l'intégrale des versions - donc c'est peut-être bien par l'art de la controverse que l'on atteint la vérité…
Versus: de la controverse à la conversion, ce mot est encore de la même famille: “ lorsqu’on aura fait tous les protestants catholiques, on trouvera que les catholiques sont devenus protestants.” Non par syncrétisme ni éclectisme, mais parce qu’au terme de l’analyse des situs chacun reconnaît le sien en celui de l’autre.
La controverse est évidemment un objet intéressant pour une philosophie de la communication: le monde est un ensemble infini et non lié de points de vue qui représentent activement le point de vue intégral du monde, c’est-à-dire les corps, les âmes, les esprits, donc encore la pensée, la philosophie, l'histoire, les religions, et, en elles, les sectes, les hérésies, les schismes.
Toutefois les controverses ne s’évanouissent pas sous le seul empire de la raison dans une harmonique réconciliation des points de vue; l’irénisme demande un travail, une technique d’argumentation, voire un stratagème: d’où l’invention de cette sorte de machine à controverser.
C’est une technique d'exposition réglée par un dispositif spatial qui trouve son efficace dans sa forme même: il contraint les adversaires à se tenir dans un situs qui n'est pas le leur: la controverse se fait pour ainsi dire sans eux ou malgré eux, pour produire automatiquement l’exposition impartiale des arguments propres à soutenir des thèses opposées, les controversistes étant obligés de " faire le tour de la chose jusqu'à se mettre du côté de leur adversaire; avec une application égale, et avec un esprit désintéressé, examiner le pour et le contre, afin de voir de quel côté doit pencher la balance".
La désolidarisation du sujet et du discours fait que l’auteur supposé ne cherche pas à défendre à tout prix la thèse qu’il est obligé d'énoncer, mais la soutient comme malgré lui, par des raisons qu’il est contraint de reconnaître lui-même - bonne façon d’annuler les effets pernicieux de la rhétorique des colloques et conférences, ou du talent d'un Bossuet;
L’on reconnaît derrière la machinerie la règle de “la place d’autrui, vrai point de perspective en politique et en morale”, qui, autant ou plus qu’une stratégie pour deviner l’adversaire, et une loi de justice afin que chacun ait son tour, est un moyen et un bénéfice pour la connaissance : “une place propre à nous faire découvrir des considérations qui sans cela ne nous seraient point venues";
Ce que nous jugeons vrai, ou faux, en matière de philosophie, ou de religion, a quelque probabilité de l'être effectivement, si nous le soutenons encore comme tel à partir de la place d’autrui puisque prendre la place d'autrui a pour effet automatique d'exhiber ce qui reste invariant parmi les variations du situs. Le dispositif suggère que chaque adversaire pourrait être l'autre, qu'il est possiblement l'autre sous un certain rapport - conformément à la métaphysique de l'harmonie, qui veut que chaque situs enferme d'une certaine manière tous les autres.
Ainsi naît l’incontestable. On appelle ainsi une thèse ayant des raisons incomparablement plus solides que toute autre, rationnellement préférable : à laquelle on ne peut raisonnablement refuser son assentiment.
vendredi 1 avril 2011
Droits des Animaux
Les animaux sont des êtres sensibles, intelligents et conscients, même si cela n'a été reconnu que très récemment. Pour autant, cette reconnaissance n'a pas fait évoluer leur statut : ils continuent d'être traités comme des objets, de la marchandise, de la nourriture. Leur point de vue est totalement ignoré et leur intérêt occulté.
Mariage/Homosexualité
Saisi par un couple de femmes pacsées, le Conseil constitutionnel a déclaré l'interdiction du mariage homosexuel conforme à la Constitution. Dorénavant, seuls les politiques pourront ou non trancher la question.
«En maintenant le principe selon lequel le mariage est l'union d'un homme et d'une femme, le législateur a, dans l'exercice de sa compétence, estimé que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d'un homme et d'une femme pouvait justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille», soulignent également les Sages. Avant d'ajouter: «Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur sur la prise en compte, en cette matière, de cette différence de situation».
Saisis à l'initiative d'un couple de femmes pacsées, en quête d'une plus grande sécurité juridique pour leurs quatre enfants, les Sages avaient examiné une première fois la question du mariage homosexuel le 18 janvier, lors d'une audience publique. Corinne Cestino et Sophie Hasslauer, qui vivent ensemble depuis près de 14 ans, considèrent le mariage comme «la seule solution pour protéger les enfants, pouvoir partager l'autorité parentale, régler les problèmes de succession et de garde éventuelle au décès de l'une ou de l'autre».
L'espoir que «ça bouge» avant 2012
Me Emmanuel Ludot, l'avocat des deux jeunes femmes, a exprimé l'espoir vendredi que la campagne présidentielle fasse bouger les choses sur cette question. Sans attendre, ses clientes, Corinne Cestino et Sophie Hasslauer, «ont l'intention de continuer le combat judiciaire sous d'autres formes, a-t-il expliqué. Il y a plusieurs pistes à l'étude. Dans les semaines qui viennent, d'autres initiatives juridiques seront prises».
La saisine du Conseil constitutionnel par ce couple homosexuel avait suscité l'intérêt des associations, qui estiment que trois millions de gays et lesbiennes sont concernés par cette question. Si l'union civile entre deux personnes de même sexe reste pour l'instant interdite en France, elle est en revanche légale dans plusieurs pays européens, à l'instar des Pays-Bas, de la Belgique ou de l'Espagne.
Libellés :
Mariage/Homosexualité
jeudi 31 mars 2011
A propos de rayures
De Catherine:
Que peuvent avoir de commun saint Joseph et Obélix, la prostituée médiévale et l’arbitre de base-ball, les frères du Carmel et les baigneurs des années folles, les bouffons de la Renaissance et les froçats des bandes dessinées, les dormeurs en pyjama et les sans-culottes de l’an II ?
Ils ont en commun de porter un vêtement rayé, signe de leur situation sur les marges ou hors de l’ordre social. Structurre impure, la rayure est en effet longtemps restée en Occident une marque d’exclusion ou de transgression. Le Moyen Age voyait dans les tissus rayés des étoffes diaboliques, et la société moderne a longtemps continué d’en faire l’attribut vestimentaire de ceux qu’elle situait au plus bas de son échelle (esclaves, domestiques, matelots, bagnards).
Toutefois, à partir de l’époque romantique, ces rayures dégradantes, sans vraiment disparaître, commencent à s’atténuer et à être concurrencées par des rayures d’une autre nature, porteuses d’idées nouvelles : liberté, jeunesse, plaisir, humour. Aujourd’hui, les deux systèmes de valeurs poursuivent leur coexistence. Mais, plus que jamais, il a rayures et rayures. Celles du banquier ne sont pas celles du malfrat ; celles des passages cloutés et des grilles de la prison ne sont pas celles du bord de mer ou des terrains de sport.
Retraçant cette longue histoire de la rayure en Occident, Michel Pastoureau s’interroge plus largement sur l’origine, le statut et le fonctionnement des codes visuels au sein d’une société donnée. Qu’est-ce qu’une marque infamante ? Pourquoi les surfaces rayées se voient-elles mieux que les surfaces unies ? Est-ce vrai dans toutes les civilisations ? S’agit-il d’un problème biologique ou d’un problème culturel ? Ou est-ce le diable qui joue avec nos yeux ?
Que peuvent avoir de commun saint Joseph et Obélix, la prostituée médiévale et l’arbitre de base-ball, les frères du Carmel et les baigneurs des années folles, les bouffons de la Renaissance et les froçats des bandes dessinées, les dormeurs en pyjama et les sans-culottes de l’an II ?
Ils ont en commun de porter un vêtement rayé, signe de leur situation sur les marges ou hors de l’ordre social. Structurre impure, la rayure est en effet longtemps restée en Occident une marque d’exclusion ou de transgression. Le Moyen Age voyait dans les tissus rayés des étoffes diaboliques, et la société moderne a longtemps continué d’en faire l’attribut vestimentaire de ceux qu’elle situait au plus bas de son échelle (esclaves, domestiques, matelots, bagnards).
Toutefois, à partir de l’époque romantique, ces rayures dégradantes, sans vraiment disparaître, commencent à s’atténuer et à être concurrencées par des rayures d’une autre nature, porteuses d’idées nouvelles : liberté, jeunesse, plaisir, humour. Aujourd’hui, les deux systèmes de valeurs poursuivent leur coexistence. Mais, plus que jamais, il a rayures et rayures. Celles du banquier ne sont pas celles du malfrat ; celles des passages cloutés et des grilles de la prison ne sont pas celles du bord de mer ou des terrains de sport.
Retraçant cette longue histoire de la rayure en Occident, Michel Pastoureau s’interroge plus largement sur l’origine, le statut et le fonctionnement des codes visuels au sein d’une société donnée. Qu’est-ce qu’une marque infamante ? Pourquoi les surfaces rayées se voient-elles mieux que les surfaces unies ? Est-ce vrai dans toutes les civilisations ? S’agit-il d’un problème biologique ou d’un problème culturel ? Ou est-ce le diable qui joue avec nos yeux ?
samedi 11 décembre 2010
La Chrétienté, la femme et l'âme (de Béné)
La Femme occidentale chrétienne n'a été reconnue comme ayant une âme par la Chrétienté que quelques siècles après l'Indien. La reconnaissance de l'âme dans le peuple Indien impliquait-elle les Indiennes ?
vendredi 10 décembre 2010
Bienvenue et mode d'emploi.
Ce blog a été créé pour être un espace de libre expression dans la mesure où les personnes qui souhaitent débattre des Contoverses liées à l'histoire de nos sociétés respectent les lois de la courtoisie intellectuelle. Tout commentaire d'ordre philosophique, éthique, scientifique, sociologique sera le bienvenu.
Toute proposition de sujet de réflexion la sera également.
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